COMMMUNIQUE DE PRESSE

Suite à la rencontre du 19.09.07 avec M. Brélaz

Plus de 1'100 commerçants se sont opposés, par voie de pétition adressée au Conseil communal, au projet de City management tel que développé par Déclic.

L’Association « Super City management – NONMERCI ! » née de cette opposition, compte à ce jour plus de membres que l’ACL. Elle se considère, à ce titre, comme représentative des intérêts des commerçants s’opposant au projet qui leur est imposé.

Considérant que le projet de City management approuvé par la municipalité en janvier 2007, non seulement ne correspond pas aux besoins des commerçants, mais que de surcroît :

  • il n’a été précédé d’aucune étude sur les besoins des commerçants et encore moins d’une consultation de l’ensemble des acteurs organisés concernés par le projet
  • ces difficultés dans la communication persistent, aucun document explicatif du projet n’a encore été remis aux commerçants.
  • le choix de l’échelle de taxation introduit de grave disparité entre les « commerces de proximités » et les grandes surfaces, ainsi qu’entre le centre ville et les commerces de la « périphérie »..
  • rien ne justifie que seul les commerçants - et non l’ensemble des acteurs bénéficiaires - soient mis à contribution pour un projet qui concerne le développement de Lausanne dans son ensemble,
  • aucune transparence comptable n’existe pour ce projet.
  • aucune procédure  d’évaluation du projet n’a été mise en place.
  • le projet, qui se veut fondé sur la collaboration, est imposé de force à un nombre non négligeable de commerçants,
  • les moyens demandés sont disproportionnés par rapport aux bénéfices  qui peuvent en résulter et seul n’en bénéficieront qu’un nombre restreint de commerces.
  • le projet développé va à l’encontre de ce qui se pratique partout ailleurs sous la notion de City management

 

Lors de la rencontre, l’Association a remis à M. Brélaz un document faisant l’inventaire des différentes critiques suscitées par le projet .

Elle a pris note du désir de M. Brélaz d’ouvrir le dialogue mais a constaté que ce désir se limite à des promesses hypothétiques et lointaines d’un réaménagement du projet.

L’Association ne peut donc que réaffirmer que le maintien en force du projet va à l’encontre d’un rapport de partenariat  et que seule l’intervention d’une tierce partie serait à même de débloquer le conflit.

L’Association a donc réitéré sa demande d’une suspension du projet jusqu’à ce que :

  • une étude d’impact des manifestations majeures se déroulant depuis plusieurs années (Halloween, Fêtes de Noël, Bd. Fil) pour le centre ville soit organisée par un organisme n’ayant pas d’intérêts personnels dans le projet.
     

  • une évaluation - à priori - de ce projet soit organisée par un organisme neutre (par exemple un institut universitaire habilité à ce type d’étude).

Enfin l’Association a demandé un traitement rapide de la pétition des commerçants destinée au Conseil communal.

Cet ensemble de mesures sont, pour  l’Association, la seule possibilité pour  débloquer le conflit, éviter un pourrissement de la situation et donner une chance au développement de solutions alternatives qui soient bénéfiques à l’ensemble de la ville et aux commerçants en particulier.