COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Association Super City management – NON MERCI ! a tenu son assemblée générale le 20 novembre. Elle constate que l’opposition au City management ne cesse de grandir. Ce n’est, à ce jour, pas moins du tiers des commerçants taxés qui y ont adhéré et qui manifestent ainsi concrètement leur désir de voir supprimer le règlement communal les contraignant à verser un impôt finançant une Fondation dont ils n’ont pas souhaité l’existence.

Faisant le bilan des actions menées par le City manager depuis sa mise en place, l’Association constate que celles-ci ont été sans cohérences et sans lien avec les objectifs auxquels il prétendait répondre, quand elles n’ont pas carrément porté atteinte à l’image des commerçants ou ont tourné au fiasco !

Pour mémoire, le City manager a notamment : 

Été le dernier à avoir organisé une Fête Halloween en 2007, dont même les grandes surfaces ne croyaient plus à l’impact commercial.

Financé avec l’argent des commerçants, une brocante pour le bénéfice de particuliers (brocante d’Ouchy).

S’approprie les animations des autres (affaire de la démo freestyle au Flon, pour ne citer que cet exemple).

Organisé un lâcher de ballons, qui a été dénoncé par nombres d’organisations écologiques et d’habitants, dont le résultat a tourné au ridicule.

Financé avec l’argent des commerçants lausannois l’installation de baby-foot (action pump my baby) à la piscine de Pully, à Crissier,, à Ecublens….. dans des cinémas, théâtre et musées (non taxés !), dans les bâtiments de l’administration publique….ou encore au CHUV !

Promu une ouverture nocturne durant les fêtes du M2 qui s’est soldée par un fiasco.

Organisé des animations de Noël qui nuisent aux commerces environnants.

Organisé des animations dans le cadre d’événements drainant de toute manière du monde à Lausanne (Label Suisse, Euro Foot, etc).

Annoncé, à coup de communiqué de presse et d’émission de T.V (Tvrl), la création d’association de commerçants qui, appâtés dans un premier temps par la possibilité d’obtenir de l’argent facilement, sont entrées en veilleuse à peine nées (Av. des Alpes, Le Flon).

Contribué au financement de radio et télévision privées avec l’argent des commerçants en s’offrant des spots de publicité relatifs aux animations et actions précitées.

Oublié sa volonté de faire de la communication son maître mot (News Letter no1). La « News Letter  no2», adressée à l’ensemble des commerçants lausannois en août 2008 et signée notamment du Syndic, M. Brélaz, qui est un véritable panégyrique de son action, ne fait pas l’ombre d’une allusion à la contestation dont le City management est l’objet, pas plus qu’à l’initiative lancée à son encontre.

Toujours aucune proposition, à notre connaissance, sur la manière dont il compte évaluer son activité.

Renoncé à citer Bd Fil comme l’une de ses animations majeures et n’apparaît même plus comme sponsor de cette manifestation.

Abandonné, apparemment, sans autre explication, le point central du concept de City management présenté aux élus locaux, constitué de 4 animations majeures (dont l’une n’a jamais vu le jour) pour n’en conserver que les fêtes de Noël !

….

 

L’Association dénonce le fait, qu’au mépris de la contestation dont ses actions font l’objet par les principaux concernés, et malgré les nombreuses interventions dans ce sens, le City manager s’évertue à continuer à affirmer que ses animations sont « offertes par les commerçants lausannois».

Enfin, les membres de l’Association sont particulièrement choqués par l’attitude de déni et de mépris à leur égard que continue à avoir, tant le Conseil de Fondation du City management que les autorités de la ville. Quatre mois après le dépôt de l’initiative « pour une ville respectueuse de ses commerçants », qui a été largement soutenue par les Lausannois, la municipalité n’a toujours pas jugé bon d’adresser à l’Association le moindre courrier pour l’informer de ses intentions ainsi que du calendrier probable pour la tenue des votations.

Ils déplorent que, malgré tous les griefs qui ont déjà été faits, il n’a pas été entendu que les citoyens de cette ville, fussent-ils des commerçants méritent le minimum de considération. Cette attitude de dédain ne faisant que renforcer les antagonismes existants.

L’Association souhaite, en conclusion, qu’avec la récession s’annonçant, nos autorités aient le courage d’arrêter cette « aventure » et renonce à continuer à peser sur la tête des commerçants.

 Pour l’Association : Super City management – NON MERCI !

                                                Muriel Testuz                           Nicole Lieber
                                                  Présidente                               Secrétaire

Lausanne, le 21 novembre 2008