
À l’attention de la commission des
pétitions
Madame, Monsieur,
Le 23 janvier 2007,
le Conseil communal a approuvé le « Règlement concernant la promotion
et le développement du commerce lausannois (City Management) » Or
contrairement à ce qui vous avait été affirmé, il est établi
aujourd’hui que ce projet de « City management » a été conçu par des
responsables d’associations de commerçants qui ont omis de consulter
leurs membres, et par conséquent, les commerçants dans leur ensemble.
Son iniquité est également établie.
Quant à son contenu :
transposer des recettes de centres commerciaux à d’une ville, en
l’occurrence Lausanne, relève non seulement d’une méconnaissance des
caractéristiques d’un commerce citadin, mais également d’une vision
simplificatrice de ce qui fait l’attractivité d’une ville.
Le projet qui vous a
été présenté n’a été fondé sur aucune étude de pertinence et révèle un
a priori sur les intérêts des commerçants, confondant les
préoccupations du commerce de proximité avec des ambitions de manager.
L’inadéquation de ce
projet est également d’avoir voulu trouver une réponse globale à des
préoccupations diverses et n’ayant pas nécessairement de lien entre
elles : désaffection des associations de commerçants, déperdition
d’une partie du commerce lausannois, développement de la périphérie.
De plus le lien entre les constats faits, les hypothèses posées –
« égoïsme » des commerçants, effet concurrentiel des hyper centres –
et les réponses données, n’ont été l’objet d’aucune vérification. Ce
qui, en d’autres termes, revient à vouloir construire une maison en
commençant par le toit.
Or, si l’on peut
admettre que Lausanne souffre d’une image peu attractive, l’on doit en
premier lieu se poser la question des facteurs en cause et si la
résolution de ce problème relève (strictement) de la compétence des
commerçants. A défaut, les réponses données resteront en porte à faux
avec les besoins des commerçants – comme l’actualité de ces derniers
mois l’a mis en évidence – ne feront que renforcer leur sentiment
d’avoir été pris en otage et que créer un climat délétère.
Pour toutes ces
raisons – en annexe nous vous remettons un inventaire plus détaillé
des différentes raisons pour lesquelles les commerçants sont opposés à
ce règlement - nous vous demandons, Madame, Monsieur, de revoir voir
votre décision d’autoriser la mise en place du «Règlement City
management» ou tout au moins de le suspendre jusqu’à ce qu’une étude
sur la question de l’attractivité de la ville, faite par un organisme
compétent en la matière, soit réalisé. Par exemple en profitant du
fait que l’Institut de géographie de Lausanne s’intéresse
particulièrement à ces questions et met en place une formation
continue sur la thématique du City management.
En espérant, par la
présente, que vous ferez bon accueil à cette pétition qui a été signée
en 15 jours par plus de 1'100 enseignes lausannoises, soit près de la
majorité des commerçants concernés, nous restons à votre disposition
pour une étude plus approfondie.
Pour les
pétitionnaires : Muriel Testuz
Nicole Lieber
Petit
Bar Diagonale danse
Lausanne, le 16 novembre 2007
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