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Boutique Diagonale Danse
Nicole Lieber
Pont-Bessières 1
1005 Lausanne
Fondation City Management
Monsieur Christian Masserey
Rue du Petit-Chêne 38
Case postale 1215
1001 Lausanne
Lausanne, le 19 décembre 2007
Monsieur Masserey,
En cette fin d’année, le petit commerce lausannois ne va pas
mal, il va très mal.
Les rappels de paiements de taxation que vous envoyez
actuellement sont simplement odieux.
Les répétitives « animations » proposées au « centre ville »
depuis moultes années n’ont rien de convivial, ni de stimulant.
Ne parlons pas des décorations, qui sont pitoyables…
Puis-je vous suggérer un itinéraire, parmi tant d’autres, en fin
de journée :
Vous montez la rue de Bourg, très relativement festive, vous
poursuivez par la rue Caroline et vous traversez le
Pont-Bessières – là, c’est le couvre-feu (il est à espérer que
lors de la mise en service du M2, la Ville votera un budget
ampoules). Vous passez la rue Pierre Viret et vous descendez les
escaliers de l’Université. Là également : black-out. La descente
se fait à l’aveuglette. Avez-vous une pensée pour les personnes
à faible vue ou pour les handicapés ?
Vous tombez sur une place de la Riponne nageant en pleine
sinistrose. Cette fontaine tout de bleu parée net ces
projections sur le bâtiment du Musée sont glauques à souhait..
Je vous parle de cet itinéraire en connaissance de cause, vu que
je l’emprunte tous les soirs.
Et je me permettrai une question : quelle sera la provenance des
cadeaux sous votre arbre de Noël ? Avez-vous cliqué sur internet
pour être livré à domicile, vous êtes-vous mêlé à la clientèle
des nocturnes, des chalets de Noël de St-François, ou avez-vous
pris le temps de chercher dans les petits commerces (à
redynamiser) l’attention personnalisée, ou le gadget original
???
J’ose espérer que 2008 vous apportera des idées vraiment
novatrices pour votre projet de City management.
L’Association Super City management-NON MERCI se bat pour
défendre le droit des commerçants et son opposition à votre
projet ne fait que se renforcer.
Et, une fois de plus, ne nous sollicitez pas pour vous donner
des idées. Nous ne sommes pas payés pour çà, nous ne vous avons
rien demandé. Vous vous êtes imposé, alors, assumez, non pas par
des taxations qui vont immanquablement provoquer des fermetures
de petites enseignes, mais par des projets utiles, crédibles et
étudiés.
Avec mes cordiales salutations
Nicole Lieber
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