|
Réflexions d’un
soir…espoir !
Il était une fois
Lausanne, une Ville qui avait une âme, une cité tout en montées
et en descentes (raison des beaux mollets de ses habitantes).
Il était une fois la rue de Bourg, notre « Bahnhofstrasse », où
les enseignes prestigieuses se côtoyaient.
Le « progrès » survint. Progressivement, quelques grandes
surfaces firent leur apparition.
Evolution oblige, de
plus en plus de voitures sont apparues, saturant les rues et
ruelles qui n’étaient pas conçues pour de tels flots de quatre
roues.
Moult enseignes
émigrèrent à la périphérie, et les « méga Centres » ne cessèrent
de croître.
Leur accès « bouchonne »
quelque peu, mais qu’importe, la place de parc y est gratuite et
tous les achats peuvent se faire au même endroit.
Parallèlement, Lausanne
essaye de suivre le mouvement. Une première ligne, nommée M1, va
judicieusement desservir le côté ouest.
Le chantier du M2 est
bientôt achevé, qui reliera le sud au nord.
Sans tenir compte de
notre sublime environnement, ce M2 sera enterré (qu’un métro
suspendu eut été grandiose…).
Alors, qu’importent les
nuisances, les effondrements, les rues fermées, les pollutions
et autres désagréments…
Les promoteurs de cette
réalisation sont auto satisfaits et jubilent déjà.
Rendez-vous dès sa mise
en service pour mesurer son utilité.
Mais peut-être
faudra-t-il 3 ans, comme pour le City Management, pour prouver
son efficacité ?
Et tout ceci, bien
entendu, aux frais du contribuable, au détriment du bien-être
des habitants et des commerçants lausannois.
Raz-le-bol d’être de
braves petits moutons consentants.
Raz-le-bol de se faire
tondre pour quelques ego surdimensionnés, qui n’ont aucune idée
du quotidien du citadin et du commerçant.
Nos édiles jouent la
carte de leur « supériorité », se permettent d’injurier
publiquement les opposants à leurs décisions.
Qu’ils soient sur leurs
gardes. La révolte gronde. Les projets à venir, concernant les
« animations » citadines, sont plus pitoyables les une que les
autres.
A qui de droit :
réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard. Soyez réalistes et
reconnaissez vos erreurs. La politique de l’autruche ne mène à
rien. Accepter que l’on fait fausse route, que l’on n’est qu’un
simple mortel, et que l’on revoie un projet utopique : c’est
faire preuve de lucidité.
La commère – le 8 mai
2008
|