Boutique Diagonale Danse
Nicole Lieber
Pont-Bessières 1
1005 Lausanne

                                                          Fondation City Management
                                                          Monsieur Christian Masserey
                                                          Rue du Petit-Chêne 38
                                                          Case postale 1215
                                                          1001 Lausanne

 

 

                                                                     Lausanne, le 7 avril 2008

Monsieur,

Je vous remercie pour vos lignes qui n’ont pas du tout retenu mon attention. Vos propos sont toujours aussi évasifs. Le proverbe « il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre » sera le dernier que je vous servirai.

Votre « newsletter City Management », en français : journal périodique de gestion de la ville, m’est bien parvenu, et c’est avec application que j’ai pris connaissance de vos propos.
Je note que :

- concernant les J.O., « les contacts sont établis… »
- concernant l’Eurofoot, vous « examinez la possibilité… »
- concernant la Fête de la musique, vous êtes « en discussion… »
- concernant la fête des soldes, « différentes collaborations sont envisagées… »
- concernant l’inauguration du M2, vous avez « rejoint un groupe de travail… »

Voici une proposition :
Un ouvroir, également accessible à la gent masculine (que diable, nous sommes au XXIe siècle), qui accueillerait les non adeptes du ballon rond, pour des soirées concours, regroupant diverses activités artisanales. Cinq prix pourraient être décernés :
- 2 billets pour la cérémonie d’ouverture des J.O.
- une croisière avec les hooligans
- une visite de Lausanne, avec guide et garde du corps
- un bon de Fr. 200.- à faire valoir lors des prochaines nocturnes
- un abonnement pour le M2, valable un mois.

Je lis quotidiennement les journaux et ne peux que constater, comme tout un chacun, que les nouvelles sont accablantes, et Lausanne, toutes proportions gardées, n’aura bientôt plus rien à envier à certaines capitales…

Les commerçants travaillent (beaucoup), paient déjà des taxes (nombreuses), et sont en contact quotidien avec une clientèle sollicitant un certain sens, voir un sens certain, de la psychologie.

Vous persistez à nous harceler avec une taxe parfaitement inutile. Les commerçants n’ont pas besoin « d’animations ponctuelles ». Pour nous, l’animation est quotidienne et ne dépend que de notre énergie personnelle.

Le lucre est une chose. Le bien-être et un minimum de sécurité seraient actuellement les bienvenus. Mais ceci n’est ni de votre ressort, ni de votre compétence.

Avec mes cordiales salutations.
 

                                                                                            Nicole Lieber